lundi 24 octobre 2011


L'OISEAU BLEU-GRIS






Gris souris de Paris

vendredi 14 octobre 2011

C'est aujourd'hui que je souffle 23 petites bougies




Je ne vous oublie pas. Je pense à vous.

lundi 12 septembre 2011



Ça fait bien longtemps que je vous ai laissé.. Je reviens après un bel été rempli de vagabondages et d'air frais. On a couché notre fatigue sur du papier doré pour se laisser saisir par le vent du nord, il nous a surpris à rire de nous voir tout emmitouflé comme au mois de novembre alors que les filles de là-bas pédalaient en short en jeans un peu trop court. Le vent du nord nous a surpris à nous étonner de cette ville-là, un peu colorée, un peu froide, un peu contemporaine. Une ville qui avance à la vitesse d'une bicyclette, à la vitesse de nos pas pressés par le froid. Le vent nous a surpris à traîner dans un bain chaud même si c'était les vacances d'été. Il nous a surpris à noter toutes les références de ce fauteuil, car on ne sait jamais, le jour où l'on aura ce tout petit appartement..oh et cette lampe, et ce plaide..Le vent nous a surpris en train de nous faire aider par la dame qui parle français pour acheter les meilleures pâtisseries de la ville, il nous a surpris à courir au bord des quais et faire la course avec le bâteau-touriste, il nous a surpris à traverser ce village de hippies et emprunter les petits chemins pour voir les maisons construites uniquement de fenêtres.  *  Le vent nous a surpris à aimer cette ville, le vent à emporter les nuages et nous à fait voyager dans cette autre ville tellement différente, celle qui a vu nos pas au moins mille fois. *  On a commencé par monter ces vieux escaliers de bois au fond de la cour, un peu comme si on rentrait chez nous, dans ce petit appartement tant rêvé. La rue Montorgeuil était notre chez nous pour quelques jours, nous voilà gens d'ici. Les rues du Marais, le café minuscule, les photos de notre capitale dans ce tout petit atelier, les croissants du matin, la place qu'on avait encore jamais vu. Et ce film, la guerre est déclarée qui fait claquer mon coeur, qui le fait résonner d'histoires connues, sortir en se serrant la main très fort, s'asseoir sur la terrasse de ce café et prendre un verre de vin rouge, ne rien se dire, sourire et avoir tellement envie de vivre. Et puis il y a eu Paris-Delhi-Bombay, et nos deux corps malades, il fallait attendre à l'aéroport, l'avion était retardé, je dormais sur deux chaises alors qu'il n'osait pas me laisser hors de ses yeux une seconde, car il y avait cet homme, juste à côté, qui criait des insultes très fort dans son téléphone...entre deux cris, il me regardait rouge de fièvre. Dans l'avion, chanter "Love is in the air" d'une voix toute enrouée pour oublier la fin des vacances, rire aux éclats en regardant le steward mettre son gilet de sauvetage avant le décollage. Et puis rentrer, boire son thé chaud, le vent d'ici me réchauffe, l'été est encore là, tout le reste est ordinaire.

pssst: les images vont suivre

samedi 13 août 2011

dimanche 31 juillet 2011



Joues poudrées * lèvres rosies * dentelles blanches et papiers de soie




dimanche 24 juillet 2011


Poisson-lune au coeur noir


Avaler des kilomètres et traverser des frontières pour découvrir le vertige des étendues, la sécheresse des images, les photos de vie. Des kilomètres avalés pour se retrouver, des couleurs au bout des doigts pour la fêter. Se perdre parmi les gens d'ailleurs, dormir sous les étoiles et revenir en arrière. Contourner Paris et vouloir la folie dans les coeurs pour s'engouffrer dans le flot saisissant. Préférer la douceur de nos yeux fermés, pour mieux imaginer.
Rentrer puis repartir.
Se retrouver toutes les huit, toujours avec la même odeur de nos treize ans, liées depuis si longtemps que nos doigts ne suffisent pas pour compter les années. La grande maison faite de beauté désuète nous attendait, les volets fermés pour empêcher la chaleur de s'engouffrer. Le parc allait abriter nos secrets de petites filles, nos rires d'adolescentes, nos débats de jeunes adultes.
Les histoires comptées décorent à présent les murs silencieux et les hauts plafonds de la maison qui gardera à jamais les mots rencontrés. Nos murmures et nos rires sont cousus à nos peaux, à nos souvenirs. L'eau bleu-piscine éclaboussait les peurs de la vraie vie. Les abeilles les emportaient au loin. Seule la nuit, lorsque la maison craquait de toute part sous nos pas hésitants, les peurs de gamine embrassaient la lune noire, mais nous étions toutes les huit, fortes et oscillantes, ensemble dans la vie qui bouscule.
Huit gamines au coeur brillant. Que je les aimes vos coeurs!

mardi 14 juin 2011



L'odeur de mes dix ans ressemble au gris de l'océan, à la maison de campagne dissimulée par les grands arbres, à nos châteaux de sables et nos rêves imaginés. L'odeur de mes dix ans ressemble aux doigts plein d'encre bleue, aux cachettes sous les couvertures pastels, mémoire d'histoires usées. * L'odeur de l'enfance ressemble aux rues de Paris, aux notes de musique de la grand dame violoncelle qui vibrent à l'intérieur, aux rêves de peintures et aux robes de pois rouges. * Je colore mon papier carton de minuscules souvenirs dorés, je découpe les montages pour m'en faire des cabanes, refuges de magie. Je la prends par la main et m'imagine nos étés, nos collections de papillons ailés de multicolore, nos danses de princesses d'un autre monde et nos grands yeux noirs illuminés par l'étendue. Quand on sera grande tu seras danseuse et moi chanteuse et on habitera ensemble, dans une maison aux milles miroirs. Et on chantera aussi fort que l'opéra. Ces notes qui pétillent, je les tiens dans mes deux mains, comme des trésors d'enfance. Surtout, ne pas les laisser s'envoler.
* Aujourd'hui j'entends les mots d'enfance se bousculer en moi.
Je prends mes crayons et dessine les contours minuscules de ce temps d'avant, ce temps de magie. Et je lui raconte, je lui danse le temps qui passe et l'envie de ne rien perdre, ou presque. Je veux lui raconter, tu sais, je suis une enfant des montages, une enfant voyage, une enfant clown aux pas hésitants.