dimanche 24 juillet 2011


Poisson-lune au coeur noir


Avaler des kilomètres et traverser des frontières pour découvrir le vertige des étendues, la sécheresse des images, les photos de vie. Des kilomètres avalés pour se retrouver, des couleurs au bout des doigts pour la fêter. Se perdre parmi les gens d'ailleurs, dormir sous les étoiles et revenir en arrière. Contourner Paris et vouloir la folie dans les coeurs pour s'engouffrer dans le flot saisissant. Préférer la douceur de nos yeux fermés, pour mieux imaginer.
Rentrer puis repartir.
Se retrouver toutes les huit, toujours avec la même odeur de nos treize ans, liées depuis si longtemps que nos doigts ne suffisent pas pour compter les années. La grande maison faite de beauté désuète nous attendait, les volets fermés pour empêcher la chaleur de s'engouffrer. Le parc allait abriter nos secrets de petites filles, nos rires d'adolescentes, nos débats de jeunes adultes.
Les histoires comptées décorent à présent les murs silencieux et les hauts plafonds de la maison qui gardera à jamais les mots rencontrés. Nos murmures et nos rires sont cousus à nos peaux, à nos souvenirs. L'eau bleu-piscine éclaboussait les peurs de la vraie vie. Les abeilles les emportaient au loin. Seule la nuit, lorsque la maison craquait de toute part sous nos pas hésitants, les peurs de gamine embrassaient la lune noire, mais nous étions toutes les huit, fortes et oscillantes, ensemble dans la vie qui bouscule.
Huit gamines au coeur brillant. Que je les aimes vos coeurs!

mardi 14 juin 2011



L'odeur de mes dix ans ressemble au gris de l'océan, à la maison de campagne dissimulée par les grands arbres, à nos châteaux de sables et nos rêves imaginés. L'odeur de mes dix ans ressemble aux doigts plein d'encre bleue, aux cachettes sous les couvertures pastels, mémoire d'histoires usées. * L'odeur de l'enfance ressemble aux rues de Paris, aux notes de musique de la grand dame violoncelle qui vibrent à l'intérieur, aux rêves de peintures et aux robes de pois rouges. * Je colore mon papier carton de minuscules souvenirs dorés, je découpe les montages pour m'en faire des cabanes, refuges de magie. Je la prends par la main et m'imagine nos étés, nos collections de papillons ailés de multicolore, nos danses de princesses d'un autre monde et nos grands yeux noirs illuminés par l'étendue. Quand on sera grande tu seras danseuse et moi chanteuse et on habitera ensemble, dans une maison aux milles miroirs. Et on chantera aussi fort que l'opéra. Ces notes qui pétillent, je les tiens dans mes deux mains, comme des trésors d'enfance. Surtout, ne pas les laisser s'envoler.
* Aujourd'hui j'entends les mots d'enfance se bousculer en moi.
Je prends mes crayons et dessine les contours minuscules de ce temps d'avant, ce temps de magie. Et je lui raconte, je lui danse le temps qui passe et l'envie de ne rien perdre, ou presque. Je veux lui raconter, tu sais, je suis une enfant des montages, une enfant voyage, une enfant clown aux pas hésitants.

mardi 31 mai 2011




/ C O P E N H A G U E /





Cet été. Des adresses? La photo vient d'ici.

jeudi 19 mai 2011


C'est ici que tout commence, derrière la lune.

Elle attendait la nuit pour peindre les méandres sinueux et doux de sa vie.
Elle attendait la nuit pour marcher sur les sentiers de l'utopie. Des pas hésitants, maladroits et fiers.
Elle attendait la nuit pour relier les lettres brûlantes sur du papier doré.
Elle attendait la nuit pour coudre sur sa peau ces ombres aux couleurs timides.
Elle attendait la nuit pour chuchoter les histoires perdues en elle.
Elle attendait la nuit pour écouter les battements de ses ailes craintives.
Elle attendait la nuit pour rétrécir les mots car la liste est longue.
Elle attendait la nuit pour abstraire les détails des montagnes. Seul l'essentiel.
Elle attendait la nuit pour sauver l'éternité.
Elle attendait la nuit.
Elle attendait. Elle.

dimanche 24 avril 2011


Histoires de ronds, histoires de points
Ça ne tourne pas rond, ça ne tourne point rond.
Un point c'est tout. Un point c'est rond.

lundi 11 avril 2011

Pour elle. Parce que c'est elle.

* Je doute souvent. Toujours. Toujours trop souvent.
* Aujourd'hui il y a la ville. Hier les montagnes. Je ne sais pas choisir.
* J'aime ses histoires contées et son cerf-volant doré.
* A fleur de peau. Fleurs de coquelicots.
* Dans ma maison il y a un comédien et une archéologue.
* Amsterdam-Berlin-Bruxelles = coeur
* Etudiante, je danse et je pense. J'unis la pensée et le corps.

En retour, c'est à vous que j'envoie des coeurs. Racontez seulement si l'envie vous en dit.

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lundi 7 mars 2011




P l u i e d e p a p i e r s c o l o r é s.