mercredi 28 mars 2012


    
   Je papillonne, tu papillonnes


                                                           source:http://confettigarden.tumblr.com/post/19997589751


L'homme court le corps brûlant vers un ailleurs qui lui est étranger. Il allonge les distances, les pas trop longs dans le vertige de l'après. Le souffle court rappelle l'instantanéité et le consumé. Consumer et consommer. Deux mots qui ébruitent la violence et se rapprochent un peu trop de mon coeur.
Le corps est ailleurs, en voyage et décalage. 
L'homme court et s'arrête. Qu'il est bon de s'arrêter. Attendre que le rythme de la nouvelle saison l'emporte et quitter cet entre-deux à l'insaisissable lourdeur. Le cris et le souffle s'essoufflent et chuchotent la danse. Une danse à demi-teinte qui se joue à deux. Parfois. 
L'homme court puis s'arrête. Il dépose et se dépose. Il repart aux sons de la marche.
Le marcheur est invité par ses battements du coeur, résonances de vies intérieures.


Un texte en traits tillés, décousu de fil d'argent.

lundi 27 février 2012

J'ai été invitée par Fanny à jouer à ce petit jeu. J'en profite pour vous suggérer d'aller faire un petit tour sur son joli blog et sa merveilleuse boutique* tout est splendide!


Voici les règles du jeu :
Dévoiler 11 choses sur soi, répondre à 11 questions et poser 11 autres à 11 blogueuses de son choix :
"- Vous devez poster les règles du jeu sur votre blog.
- Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle-même sur son blog.
- Répondre aux 11 questions puis en créer 11 nouvelles.
- Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leur blog sur votre post.
- Rendez-vous sur leur blog afin de leur dire qu'elles ont été taguées.
- Ne faire aucun tag sans les prévenir."



*Onze chose sur moi*


- Je viens juste de me couper les cheveux, comme Maïa Vidal, si court que je ne me reconnais plus
- J'aimerais avoir quatre enfants..euh oui oui quatre.. Mais bon commençons par un, pourriez-vous nous dire!
- Je rêve d'aller en Inde du Sud dans un centre ayurvédique et faire du yoga
- J'adore ce que j'étudie et je souhaiterais poursuivre avec une formation continue en Art thérapie
- Le printemps arrive à petit pas et cette simple idée m'émerveille très très fort
- Je ne sais pas si je pourrais vivre sans mes montagnes
- Il m'est impossible d'imaginer ma vie futur en ville, pourtant celle de mes études est chouette.
- Je pourrais dormir 14 heures par nuit, très facilement.
- J'aime la céramique.
- Je suis très calme, un peu trop peut-être, une vraie Suisse?
- Je rêve, je rêve et je rêve encore.


*Les questions de Fanny*


/Un petit boulot que avez-vous fait ?
Nettoyer des piscines avec des filets à papillons


/ Le dernier concert, la dernière exposition que vous ayez vus ?
/ Votre recette fétiche ?

Le dernier concert, samedi soir, celui de mon amie Alice en avant première d'un groupe que j'aime beaucoup, Charlotte Parfois.
La dernière expo, Zivo, un peintre qui vit en Suisse et qui expose dans le château de mon village natal.






/Un pays, une ville que vous souhaiteriez découvrir ?
Ohlala il y en a tellement! La Finland, l'Inde. Et Lisbonne pour la ville.


/ Un fou-rire mémorable ?
Celui avec les filles, un 3 août, la nuit, assise sur les chaises blanches dans le jardin.


/ Un objet qui vous est cher ?
mon carnet d'idées


/ Un lieu que vous adorez ?
Darnona, le minuscule hameau où j'ai grandi, entre vignes et montagnes.


/ Un mot que vous aimez prononcer ?
Céleste


/ Un rêve fou ?
Devenir artiste peintre


/ Une expression souvent dite ou entendue ?
Vedere ma non tocarre. Prononcée des millier de fois par mon papa lorsque nous étions petites.


/ Une fleur ?
Le coquelicot*


***





vendredi 10 février 2012




Un matin de janvier, enfiler un pull aux mailles usées. Sentir son coeur être bousculé par le froid et le gris du ciel. Marcher sans ne savoir où aller, au rythme des battements du coeur. Je vis en traits tillés entre deux gares.  La route et le voyage me manquent. Je choisis le siège rose du carrousel. Je toucherai la lune du bout des doigts. Un voyage nocturne.

mercredi 23 novembre 2011




Ses tout juste dix ans, lullaby pour une minuscule déjà trop grande

mercredi 9 novembre 2011

      
      

        Son corps regardait passer la rue et ses yeux coulaient comme une rivière lisse.
Les pupilles vertes pâles de la minuscule grandissaient pendant que sa jupe tourbillonnait. Le vent claquait contre sa joue, arrachant les larmes qui roulaient sur les joues rosies par le froid. Elle se racontait des histoires ; celle de la coquille d’escargot qui abritait une cabane, celle du bateau-mouche, ou encore celle du poisson lune à l’humeur grise. Des histoires peintes aux bouts des doigts, cousues à la peau et au cœur pour traverser les tempêtes et les orages. Aujourd’hui ces mains de petite fille gratte la terre d’automne gelée par les matins de brume, elle creuse au plus profond d’elle-même pour retrouver la force des montagnes -  montagnes d’histoires qui s’envolent avec les oiseaux de nuits – la force qui se cache dans ce corps engourdi par tant de mémoires. Trop de monde s’envolent et désordonnent l’intérieur. Elle fuit et suit les vols ailés qui parcourent tous les ciels, surtout la nuit, surtout l’été.  / L’entrée de l’hiver se fait rude, la minuscule doit se cacher au plus intime d’elle-même, sans regard, sans crainte. Se déposer au creux de ses mains invisibles, relâcher et pleurer. Ses yeux coulaient comme une rivière lisse.
Je suis cette petite fille des bois, ensevelie dans cette terre aride, sans début, ni fin. Laissez-moi creuser et retrouver la terre de mes racines. Mon ancrage est malhabile et timide, perdu dans ce tourbillon d’automne, comme un interstice immuable. Ôtez-moi de ce blanc vide qui ne mène nulle part, je me retrouverais quelque part. Les rêves immobiles.
Je suis cette petite fille qui s’envole avec les oiseaux de nuits, surtout la nuit, surtout l’été.

              photo: http://confettigarden.tumblr.com

lundi 24 octobre 2011


L'OISEAU BLEU-GRIS






Gris souris de Paris

vendredi 14 octobre 2011

C'est aujourd'hui que je souffle 23 petites bougies




Je ne vous oublie pas. Je pense à vous.